The Beauty Report
Droits réservés

Le Marseille d’Emma François, créatrice de la marque Sessùn

À l’occasion des 20 ans de Sessùn, success story made in Marseille, la créatrice nous fait découvrir ses adresses fétiches.

Cette quincaillerie existe depuis le 19ème siècle. C’est un immense dédale, on y trouve de tout : un rayon cire incroyable, les plus beaux couteaux du monde, des jouets anciens… J’y ai acheté récemment des patères en céramique pour la boutique Sessùn de Marseille. Ils possèdent aussi une annexe qui fait des vêtements utilitaires, qui sont pour moi une inspiration infinie. L’endroit est fréquenté aussi bien par des bobos que par des artisans en bleu de travail. Un incontournable dans lequel je peux passer des heures, et où toute la ville se côtoie.
Maison Empereur 4, rue des Récolettes, 13 001 Marseille,

Comme Sessùn, Honoré cultive un amour pour l’artisanat et en renouvelle la lecture grâce à une proposition contemporaine. Annick Lestrohan, créatrice de la marque avec sa fille Ingrid Giribone, fait tout produire à Marrakech et arrive à insuffler au traditionnel un souffle moderne, qui sort du cliché de l’artisanat d’aéroport. J’y trouve toujours ce dont j’ai envie ; elles sont extrêmement douées pour flairer l’air du temps. Dernièrement, j’ai eu un coup de cœur pour leur miroir doré en forme d’ananas, que j’ai rapatrié dans mon appartement parisien.
Honoré Décoration 121, rue Sainte, 13 007 Marseille,
Elsa Giribone, l’autre fille de la créatrice d’Honoré, a investi une partie du magasin de décoration principal pour y installer sa boutique de vêtements vintage. Le choix est restreint mais la sélection absolument parfaite, très poétique. À chaque fois qu’elle met des pièces en ligne sur sa page Facebook, j’ai envie d’y foncer et je lui dis parfois de me les mettre de côté.
Egg, 121, rue Sainte, 13 007 Marseille
Un tout nouveau bar à cocktails, lancé par la même équipe que La Relève, un endroit très convivial où j’avais déjà mes habitudes. Tous ces lieux font bouger le quartier plutôt résidentiel de Saint-Victor, en haut de la rue Sainte. Sur fond de déco 70’s, Gaspard se spécialise dans la finger food et les cocktails. Ils servent notamment du Pisco Flower, un cocktail péruvien que j’ai beaucoup bu à Lima quand j’avais 25 ans, à l’époque où j’ai lancé Sessùn. Je suis contente de le retrouver ! L’un des deux fondateurs est aussi à l’initiative des soirées Plaisir Collectif ; c’est une équipe dynamique et proactive, grâce à laquelle Marseille vit bien le soir.
Gaspard 7, Boulevard Notre Dame, 13 006 Marseille,
Cette toute nouvelle épicerie a été ouverte par la critique gastronomique Julia Sammut. Avec son immense connaissance du sujet, elle s’est lancé un gros pari : installer sa boutique dans le quartier populaire de Noailles, où l’on trouve le marché des Capucins et la Maison Empereur. L’Idéal est un très joli lieu avec une sélection pointue, éthique et de grande qualité, sans aucun bluff. Julia Sammut propose aussi un service de sandwiches et salades le midi. Tout m’y fait envie.
L’Idéal 11, rue d’Aubagne, 13 001 Marseille,
Le MuCEM a fait beaucoup de bien à Marseille. Je vais voir toutes les expos avec ma fille et on finit toujours à la librairie, mais on peut aussi y accéder sans passer par le musée. Elle est gérée par Actes sud, qui possède déjà la plus belle librairie du monde à Arles. Je suis une grande consommatrice de livres d’art, de photo et de graphisme, et je lis aussi beaucoup le soir pour m’apaiser. Je me refreine au maximum sur l’achat en un clic car je crois qu’il est de ma responsabilité, en tant qu’acteur culturel de la ville, de soutenir ses librairies indépendantes.
Librairie du MuCEM 1, promenade Pierre Laffont, 13 002 Marseille,
DÉCOUVREZ LA GAMME
À LIRE AUSSI
Suivre Helena Rubinstein