The Beauty Report
Interview Delphine Cauly

DANS LA TÊTE DE… DELPHINE CAULY

Il y a beaucoup d’objets mais surtout plein d’idées…

Indissociable de l’univers visuel du groupe Brigitte, qu’elle a contribué à façonner avec ses illustrations féminines et vintage, la dessinatrice Delphine Cauly nous a ouvert les portes de son appartement-atelier.

 

Pour définir mon travail, j’aime parler de “mythologie personnelle”. Ce terme caractérise des artistes comme Annette Messager ou Christian Boltanski, qui mettent en scène leur vie dans leur art. Je ne suis pas une artiste contemporaine, mais, dans ma modeste pratique du dessin, j’aime reprendre cette expression. Je me suis créé un petit lexique d’objets qui font partie de mon histoire, dont ce téléphone orange années 70 - 80. Je le fantasme et le dessine depuis longtemps. Il fait partie de ma mythologie personnelle.
Ma petite sœur me les a rapportés de Malaisie alors, à mes yeux, ils sont précieux. Je trouve ça hyper joli, comme un petit trésor de sirène. Quand je veux mettre en scène l’un de mes dessins pour une photo -ce que je fais par exemple pour alimenter mon compte Instagram-, ils interviennent toujours. Ils font partie des nombreux petits mausolées que j’ai disposés dans mon salon.
Dans mon travail, la végétation est très importante. Je suis obsédée par les feuilles de philodendron : quand on regarde les photos érotiques des années 70 - 80, comme celles du magazine Lui, c’est systématique, il y a toujours une plante dans un coin. Je n’ai pas spécialement la main verte, mais j’ai tellement besoin d’avoir des plantes chez moi que, dès qu’elles meurent, j’en rachète. C’est un vrai budget !
C’est un peu de la pacotille, mais je ne les quitte jamais. Je dors avec, je me baigne avec et, dès que je les enlève, je me sens nue. Parmi eux, on trouve une boucle d’oreille en corail qui appartenait à ma grand-mère : en Corse, où elle vivait, le corail protège du mauvais œil. Je ne suis ni superstitieuse, ni croyante, mais, dans le doute, je me dis que porter un petit corail ne peut pas faire de mal !
Cette boîte de cigarettes arc-en-ciel appartenait à ma grand-mère, qui est morte l’an dernier. Enfant, elle me fascinait. Les cigarettes qu’elle contient sont multicolores, dorées, enveloppées dans un joli papier : on dirait des bonbons. Quand la maison de ma grand-mère a été vendue, j’ai tout de suite demandé si je pouvais l’emporter.
Elle est signée Yazbukey, une artiste dont je suis le travail depuis longtemps et dont j’aime beaucoup le côté pop. J’ai envie d’adopter tous les objets qu’elle réalise. Elle est venue à la soirée de lancement du clip « L’Echappée belle », que j’ai fait avec Brigitte, et on s’est rencontrées ce soir-là. Cette pochette, même si on ne peut pas mettre grand-chose dedans, apporte tout de suite quelque chose de spécial à une tenue.
Je suis une afficionado de l’œil de biche. Je suis toujours très maquillée, notamment des yeux, sur lesquels j’applique beaucoup d’eyeliner et de mascara. Comme les bijoux, le maquillage est une sorte de protection, je ne peux pas sortir sans. Ce mascara est formidable et en plus, son look très félin me correspond bien : il y a un côté très Brigitte, pour le coup.
à bientôt pour un nouvel article "Dans la tête de..."
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